14 octobre 2017

X-Road - Exemple rigolo

J'ai effectué une demande de permis de conduire électronique en ligne le 16 juin 2017, sur le site ANTS, suite au vol de mes papiers.
Fin août 2017, je suis notifié par l'administration que ma demande est irrecevable. Il manquait un tiret, à mon 3e prénom composé Jean-Louis.

Je grogne un peu, j'essaie d'appeler la préfecture, en vain, de récupérer mon timbre fiscal puis finalement je me résous à refaire ma demande avec le fameux tiret.

Il faut quand même renvoyer ma photo, par la poste via un formulaire PDF (absurde).




C'est bizarre quand même parce que sur mon permis de conduire "papier" fourni en annexe, mon 3e prénom ne comportait déjà pas de tiret.       Attend ce n'est pas là, le plus drôle.



On peut donc légitimement penser que la négligence ne venait pas de moi. Ouf ...


Vous remarquez que je floute le numéro de mon permis, par sécurité. Cette disposition est inutile sur ma carte de e-resident.








 

Bon finalement j'ai obtenu mon permis électronique en " 3,5 mois. Entre temps, j'ai eu un accident de moto. (non, ça c'est pas drôle, mais moins grave que le sujet de ce post ...  😰 )



Voici mon nouveau permis électronique. Il n'y a toujours pas de tiret sur mon 3e prénom
(Oui là tu peux rire...)

Au passage, je trouve ce format assez illisible, et digitalement complétement inadéquat. Pas de puce, pas de carré scanable. Les policiers vont devoir maintenant porter des lunettes ou avoir une vue de pilote de chasse. Pas très digital tout ça...
Là aussi je floute...


Analyse
Notre administration est très importante, et elle fut une force extraordinaire pour gagner jadis bien des batailles. Nous sommes un état de droit, un état qui a capitalisé, sur beaucoup de victoires et d'avancées, juridiques sociales,etc..., et parmi les premiers historiquement, si longtemps copié, cité en référence dans le monde entier, depuis le 16e siècle. Mais tout cela est fini depuis seulement 30 ans, et nous commençons seulement à nous en apercevoir, bien que notre arrogance naturelle continue de nous jouer des tours. Tout n'est pas noir, mais tout n'est plus rose, et on a perdu notre sublime, dans ce changement de civilisation qui s'opère. Cela devrait nous révolter.

A l'heure du numérique et de la digitale attitude, nous existons en doublon, triplon, ... dans toutes les bases de données de l'administration française. La clé censée être unique est le code INSEE. Il en existe d'autres, plus locales, mais avec des prétentions hégémoniques abusives (Numéro de dossier de la poste, ou encore votre numéro fiscale = absurdité) Cette clé INSEE permettait de jointer des informations sur des registres papier, et les doublons étaient de ce fait incontournables. 

Donc Jean-Louis d'un côté, Jean Louis de l'autre, et combien de jean_louis, Jean Louis, etc..
Bref vous savez bien que le doublon pour une administration électronique est une plaie chiffrée en centaine de millions récurrent, en pure perte. C'est évidement un des point réglés définitivement par la x-road.

Ce n'est pas tout, en terme de négligence humaine, il y a encore à dire. 
Quand j'ai fait ma demande en ligne pour être e-résident estonien, j'ai rempli un formulaire et transmis ma photo par voie digitale. Je recevais dans l'heure un accusé réception de la police des frontières, et 10 jours plus tard, cette dernière me demandait de leur transmettre une photo de moins de 6 mois. WAHOUUU... Comment la police estonienne qui ne m'a jamais vue, a pu constater que ma photo avait effectivement plus de 8 ans ? Les meta-datas n'ont pas pu me trahir, puisque j'ai scanné la photo, le jour de la demande. Non c'est simple, ils ont juste enquêté sérieusement. Ils prennent le temps de le faire manuellement, car tout ce qui est automatisable est automatisé.
J'ai renvoyé une photo, directement par email à la police des frontières, en moins de 3 jours comme la procédure estonienne l'exige.


Ma carte est arrivée à l'ambassade estonienne de Paris, 1 mois et 2 jours après la demande.

Il y a un tiret à mon 3e prénom

La carte contient une puce pour faciliter ma procédure d'identification à la connexion.

Cette carte est lisible.



Cette carte n'est pas un document de voyage, ni d’autorisation de résidence sur le territoire estonien. Mon usage personnel est pour l'instant dans l'analyse du parcours fonctionnel du e-citoyen. 







Cette même carte avec la Marianne en coin, suffirait à mon bonheur pour les quelques années qui suivent. Et comme on est jamais mieux servi que par soi-même, j'ai déjà proposé mes compétences de directeur de projet au gouvernement pour mettre en place notre Chantier French Road.

A suivre...



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