16 décembre 2017

La vie en Digitalie, c'est comment ?


 
Voici votre rêve : Un monde où vous n'avez jamais eu à faire la queue en préfecture ou chez pôle emploi, pour obtenir une autorisation une indemnité ou un accord. En French-Road, vous pourriez faire pratiquement tout cela en ligne, car le socle X-Road est le seul inducteur de confiance numérique actuellement sur la planète avec une expérience utilisateur de plus de 20 ans.
Mieux encore, en Europe avec un marché de près de 500 millions de personnes, nous avons la masse critique pour jouer dans la même cour que les GAFA et autre BATX et faire notre chemin en indépendance digitale. L’Estonie a le briquet, à nous d'allumer le feu.

Des exemples de la vie courante en Estonie : Participer à un vote ou un référendum populaire - Aller chez le médecin fonctionnent tout aussi efficacement.  

Le bon médecin de famille est en vacance, qu'à cela ne tienne, Tout médecin que vous visitez a déjà accès à vos dossiers médicaux stockés numériquement, et vous n'avez pas à remplir un de ces formulaires d'antécédents médicaux dans la salle d'attente. Il dispose de cela, car 5 minutes avant vous lui en avait donné l'autorisation avec votre smartphone et votre ID dans la dite salle d'attente.

En cas d'urgence, les ambulanciers pourraient extraire ces données en utilisant votre numéro d'identité numérique et comprendre vos antécédents médicaux. Ils accèdent à des données sensibles, mais n'en ont pas explicitement votre autorisation. En principe, là, nous français, on gueule et on s'indigne, et c'est normal, sauf que cet accès comme tous les autres sont formellement tracés dans le journal distribué (Blockchain) et ces logs sont implacablement immuables = Pas d'exception. Porterez vous plainte contre l'ambulancier qui vous a sauvé la vie ? Si oui et s'il est avéré que l'accès fut abusif, vous gagnerez le procès en un mois, et le curieux ira en taule. C'est ce simple mécanisme qui fait de l'Estonie le peuple le moins corrompue du monde. Il faut une certaine maturité tout de même. 

Nous Français, Allemand, Belge, Italien, Espagnol, ... en sommes nous dignes ?

Pour certains, cela peut ressembler à une dystopie orwellienne. Pour d'autres, cela ressemble à une utopie numérique. En Estonie, c'est déjà une réalité. Cette petite nation balte a réussi en 20 ans à se mettre en orbite digitale, alors qu'ils étaient "à poil" en 1992. L'initiative gouvernementale fut à cette époque basée sur une question de vie ou de mort, et quand on a faim, on se bouge...

L'ancien président estonien, Toomas Hendrik Ilves, a été le moteur du projet. Lors d'une récente visite à Boston, il s'est entretenu avec The World de PRI pour un entretien sur cette entreprise ambitieuse.


source : https://www.pri.org/stories/2017-12-14/estonia-almost-everything-voting-updating-medical-records-can-be-done-online


Qu'est-ce que cela signifie de vivre dans une société numérique? 
THI : Cela n'a rien de très sophistiqué. C'est simplement que vous pouvez faire numériquement ce que vous faites autrement avec le papier - et c'est plus transparent, ouvert, rapide et efficace. Ce n'est vraiment pas étrange. Au lieu de signer des documents et de les faire passer d'un endroit à un autre, vous signez quelque chose numériquement. Vous avez une signature légale qui fonctionne dans l'espace numérique - et vous pouvez le faire à la maison, plutôt que d'avoir à faire la queue dans différents bureaux. 
Une société numérique rend-elle obsolète les gouvernements ? 
THI : C'est vraiment de l'administration dont nous parlons. Dans le sens européen, le gouvernement est le cabinet élu, et le côté administratif est ce qui doit devenir de plus en plus transparent, mais aussi diminué en taille. Il y a des décisions simples qui ne nécessitent pas d'intervention humaine.Dans mon propre pays, une fois que vous avez passé votre permis de conduire, vous n'allez pas en préfecture. Si vous devez passer un examen de la vue, vous allez chez un médecin, et le médecin envoie l'information selon laquelle vous avez maintenant besoin de lunettes. Il n'y a aucun besoin de toute cette bureaucratie de brique et de broque quand les décisions peuvent être prises plus efficacement et plus honnêtement par des algorithmes (sous-entendu système expert à base de règle).

 À quoi ressemble la vie privée dans un système comme celui-ci? 
THI : Tout d'abord, nous interdisons clairement qui peut regarder quoi, et chaque interaction est enregistrée de façon immuable. Si quelqu'un regarde quelque chose, vous savez qui l'a regardé. Si quelqu'un le regarde sans votre autorisation, vous déclenchez immédiatement une alarme. 
Et pourquoi je trouve que la question de la vie privée est bizarre, c'est que toutes les mêmes données sous forme papier, sont bien plus vulnérables, car il n'y a aucune trace de qui y est entré pour regarder vos données.

Vous êtes un visiteur à l'université de Stanford. Quelle est votre évaluation de la bureaucratie américaine ? Où se situe-t-elle sur la chronologie de l'évolution? 

THI : Le big choc en Silicon Valley, la Mecque de l'innovation et de l'informatique, c'est que la bureaucratie est restée bloquée aux années 50. Je pense qu'aux États-Unis, c'est pareil qu'ailleurs. C'est juste que le contraste est particulièrement fort, car je suis là à 20 mètres des sièges sociaux de Facebook, Google, Apple, Tesla. Vous pouvez faire toutes sortes de choses, comme jouer avec la réalité augmentée. Mais si vous devez fournir une attestation de domicile ou que votre enfant doit être inscrit à l'école, vous devrez présenter une copie papier de votre facture d'électricité. La réalité de votre vie face à la bureaucratie n'est pas améliorée par la révolution numérique.

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